(Revue) Hashed Out et The Payoff nous envoie au tapis!

Je commence tout juste à dégriser de mon samedi soir… de gibelotte musicale. Je dois avouer que le pique-nique musical qui nous était servi m’a estomaqué en s’il vous plait! Pour ne pas dire en sacr*****

Oui, oui! Keep Hope Productions, géré par le chum Antibiotique Zombie, nous avaient concocté quelque chose de très, très épicé avec Hashed Out, The Payoff et Barricade (le groupe pas le zine). C’est vrai, il fait « frette » en Abitibi, mais nous avons accès à des spectacles très chaleureux au Cabaret de la dernière chance.

Les hostilités devaient être lancées vers 20h30, mais puisque je suis un gars extrêmement ponctuel, j’ai fait mon entrée dans la gueule du « Cab » dès 19h. Je suis arrivé tôt afin de jacasser avec Zombie et absorber une bonne vieille Labatt 50 qu’il m’a offerte. Ah oui! La trame sonore qui planait dans le bar à cette heure-là, c’était du bon vieux Indochine.

Cela dit, la rondelle est tombée à 21h30, finalement, et le premier groupe à frôler les planches de la petite scène frêle du « Cab » était Barricade, un groupe local réunissant des membres des groupes Le Conflit, Feu de Pneu et Karaté Kids. Le trio post-hardcore a proposé trois ou quatre chansons instrumentales uniquement afin de bien réchauffer le public. Je dois avouer que malgré l’absence de textes, et du fait que les gars ont eu une nuit assez courte au préalable, j’ai vraiment apprécié l’énergie de ceux-ci. Des gars du peuple!

BARRICADE :

Entre Barricade et The Payoff, il y a eu une trêve d’environ 30 minutes, juste le temps que les boys de Timmins en Ontario, The Payoff, s’aménagent. Pendant ce temps, j’en ai profité pour jaser avec un vieil ami que je n’avais pas vu depuis notre période tumultueuse du secondaire. Disons qu’on a eu amplement le temps pour se remettre au niveau, avec du bon vieux Rancid en arrière-plan!

Bon… Le temps s’est vite écoulé et les cinq membres de The Payoff sont parés. Toutefois, je peux vous certifier que le public ne l’était pas, lui. Le public était très attentif, mais je demeure persuadé que la plupart des personnes présentes sur le plancher du Cabaret de la dernière chance ne s’attendait pas à ça. Quand je parle de ça, je fais mention de la prestance, de la haute qualité vocale et musicale du groupe ontarien.

C’est simple, je suis tombé sur le derrière lorsque Joel Dumas, le chanteur, a poussé ses premières syllabes. Un vocal qui est digne des grands se rapprochant de celui d’Alex Varkatzas (Atreyu) ou de celui d’Oliver Sykes (Bring Me the Horizon). Dumas m’a donné une panoplie de frissons avec un tel vocal, je ne m’en cache pas… Et je n’ai pas pu m’empêcher de lui souffler ça à l’oreille non plus!

Les membres de The Payoff ont été très « tight », comme de vrais professionnels… Un son très hardcore, très mélodique, et surtout, très technique. La batterie était guidée par Krys Saudino, le seul du groupe qui maitrise la langue de Molière, de façon excessivement véloce. Un jeu de pied ahurissant et du « blast beat » bien placé. Les deux guitaristes et le bassiste se marient bien à ça puisque leur technique était sans failles. Des guitares lourdes, avec d’excellents solos, sans omettre la basse qu’on pouvait discerner facilement à travers ce lot de notes techniques.

The Payoff, qui regroupe certains membres de Head Down, a ravivé la flamme hardcore qui était pas mal éteinte à l’intérieur de moi, depuis deux-trois ans. J’étais très déçu qu’il n’ait pas d’album à offrir!

THE PAYOFF :

Après le set des gars de Timmins, nous avons eu droit à du Queen, pour le 2e entracte… Je dois préciser que je n’ai eu aucune érection pendant ces quelques minutes!
Hashed Out, c’était le groupe que j’attendais impatiemment… Le guitariste, le bassiste et le batteur se sont bien installés sur le plateau. Le chanteur, lui, ne semblait pas avoir confiance en cette tribune, donc, il s’est installé directement sur le parquet, pour trasher!

Je savais que l’homme de tête entrait dans un monde parallèle lorsqu’il se mettait à gueuler, mais je ne croyais pas que c’était aussi extrême. J’ai vu une tonne de spectacle dans ma vie, mais je n’ai jamais vu une telle possession d’un chanteur pendant l’acte. J’imagine qu’il émane le même genre d’hormone qu’on a lorsqu’on fait l’amour.

C’était malade, il gueulait, il trashait avec les punks, il faisait le bacon, pendant que les musiciens rentraient ça sur la coche. Encore une fois, on a eu droit à de la grosse technique, des gros riffs et de la grosse lourdeur, avec le hardcore métal crust qu’offre Hashed Out.

HASHED OUT :

Je dois avouer que je suis très surpris de ne pas avoir aperçu certains visages familiers à cet événement. The Payoff et Hashed Out sont des groupes qui peuvent marcher dans la cour des grands. Les métalleux du village ont réellement manqué une soirée lourde qui était dessinée pour eux autant que pour les punkeux ou les autres tripeux de musique core.

En terminant, ce fut une soirée chaleureuse, et encore une fois, très réussie de la part de Keep Hope Productions.

On reconnecte plus tard!

ÉCRIT PAR: JEFF « DROU » DROUIN

Publié le février 10, 2015, dans Événement, Hardcore, Hardcore Crust, Hardcore Mélodique, Hardcore Métal, Post-Hardcore, Punk Crust, Punk Hardcore, Spectacle, et marqué , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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