(Revue) Lancement du split Our Darkest Days/Set It Back

C’était mon premier samedi Pouzza au TRH-Bar et ma première mission officielle pour Barricade Punk. Je dois vous faire une confidence, c’était excitant. Je me sentais vraiment comme le gars qui commence une nouvelle job et que c’est l’emploi de rêve. Tu as le droit de parler à tout le monde sans même attendre la pause, tu as le droit d’écouter de la musique, tu peux boire sur la job, tu n’as pas de patron dans tes culottes, pas besoin de te faire un lunch, pas de cadran à programmer et le meilleur de toute: j’ai eu droit à de très bons groupes!

Je suis arrivé comme un cheveux sur la soupe, un peu à la dernière minute. Petite jasette avec Guilhem (Lost Love) du Pouzza Fest, première rencontre avec un autre collaborateur du webzine, Vince Fournier (aussi chanteur de Our Darkest Days) et ensuite, j’enfile mes bouchons, je me ramasse une grosse Pabst à 4$ et c’est parti.

Le premier groupe était Fortune Cookie Club. J’en ai beaucoup entendu parler, mais j’ai jamais eu la chance de les voir en spectacle. Premier constat: j’aime l’ambiance, mais ça manque de garniture au vocal. Par contre, après deux ou trois chansons, les harmonies de voix commencent à rentrer et même le batteur s’en mêle; je suis comblé. C’est du franco donc, je ne suis pas du tout dans ma zone de confort. Par contre, leur son, un peu NOFX parfois mélangé avec Les Marmottes Aplaties et à d’autres moments avec un peu de Vulgaires Machins, donne quelque chose de pas mal cool.

De la grosse énergie punk rock sur la scène, les gars sont à l’aise. Toutefois, mon seul bémol est que le chanteur nous parle beaucoup trop entre les chansons, soit de la prochaine qui s’en vient, soit de son titre et de pourquoi il l’a écrite. Personnellement, c’est le genre de truc qui me fait décrocher, mais je suis qui pour juger?

Ce qui est cool au TRH-Bar, c’est qu’entre les bands, on peut regarder des gens faire du skateboard directement dans le bar et j’aime bien. Ça me rappelle une certaine époque aux Foufs quand il y avait des spectacles avec démo de skate avant que l’endroit devienne un lieu jet set pour les pitounes en mini-jupe. J’adore les mini-jupes, mais les bars punk faut que ça reste des bars punk!

FORTUNE COOKIE CLUB :

Parlant du loup, le voici notre Vince de BP qui grimpe sur la scène avec sa gang de Our Darkest Days, un groupe de Québec. J’ai adoré le retour en arrière avec leur skate punk, étant un grand nostalgique, je me sentais au métro Honoré-Beaugrand en 2000 armé de mon lecteur cd panasonic shockwave 40 secondes avec les écouteurs qui vibraient dans le cou avec mon punk rapide dans les oreilles. Je suis de nature fatigante avec ça dans la vie, je cherche toujours à quoi un groupe peut bien me faire penser.

Pour la musique, c’est sûr qu’on ne réinvente pas le genre avec le style punk, mais la voix je n’ai pas été capable de mettre le doigt dessus. Peut-être qu’avec le temps on va se dire, c’est vraiment une voix à la Our Darkest Days, parce que honnêtement ça sonnait propre à lui-même. Une grosse note pour la troupe, une gang de gars matures avec du vécu qui savent ce qu’ils veulent faire avec leur musique.

OUR DARKEST DAYS :

Je ne sais pas si c’est la Pabst ou bien la gang de skateurs qui a changé du côté de la rampe, mais le spectacle est beaucoup moins relevé! C’est là que je sors mon téléphone et que je fais semblant d’avoir beaucoup de choses à gérer avec mon travail de critique de spectacles. Êtes-vous déjà allés au TRH-Bar? La première fois que tu mets les pieds là, surtout si tu as déjà été dans un groupe, tu te dis: «ah non c’est l’ancien Saphir, cette fameuse scène où tu te frottais la tête sur le plafond et où on rentrait notre équipement par une terrasse arrière suivie d’un escalier en colimaçon, un espace de trois pieds de large avec une St-Dominique à sens unique sans aucun débarcadère…» L’enfer!

Set It Back grimpe sur scène. J’ai seulement vu leur nom quelques fois sur des affiches de spectacles, mais j’ai clairement déjà vu ce chanteur-guitariste-là quelque part. Ça commence fort, avec des gros riffs pop punk mélodique, une énergie du tonnerre avec une voix à la Nikola Sarcevic (Millencollin). Il présente son band en nous rappelant qu’il est anciennement du groupe Fifty Stars Angers… Bingo! Je vieillis, mais j’ai toujours l’œil du tigre pour ces affaires-là. Je les recommande sans hésiter. J’ai tapé du pied sans arrêt. Avoir connu les paroles, je les aurais chanté tout croche sur scène avec eux!

SET IT BACK :

Pour conclure, c’est le genre de soirée où le premier groupe te donne des mélodies et des harmonies de voix succulentes, le deuxième te démontre son expérience avec un son skatepunk parfaitement dosé, suivi d’un groupe qui se démarque également par son expérience, mais aussi par sa facilité d’interagir avec une foule qui, avouons-le, dort parfois au gaz! Sans rancune public.

ÉCRIT PAR: FRANCIS MORELLI

Publié le janvier 29, 2015, dans Événement, Punk, Punk Mélodique, Punk Rock, Skate Punk Mélodique, Spectacle, et marqué , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet. Laisser un commentaire.

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